150 jours constituent la durée habituellement retenue pour le complément de salaire CGOS en arrêt maladie, d’après des barèmes syndicaux et des retours concordants, mais cette durée s’inscrit dans un cadre plus nuancé selon le type de congé, l’indice et l’ouverture effective des droits.
La réponse varie selon la catégorie d’arrêt, la situation statutaire, la date de dépôt du dossier, l’actualisation annuelle du C.G.O.S et les délais régionaux de traitement. Les sections suivantes détaillent la durée, le point de départ, le délai de premier versement, les justificatifs, les bénéficiaires et l’effet des textes applicables depuis 2025.
- 💡 Durée habituelle le complément s’étale le plus souvent sur 150 jours selon les barèmes diffusés par des sources syndicales
- 💡 Demande obligatoire le versement du C.G.O.S ne démarre pas automatiquement après l’arrêt maladie
- 💡 Délai variable les dossiers sont traités par ordre chronologique, sous réserve de l’ouverture des droits annuels
- 💡 Règles 2025 depuis le 1er mars 2025, le passage à 90 % sur les trois premiers mois n’est pas compensé par le C.G.O.S à ce jour
Combien de temps dure le complément de salaire CGOS en cas d’arrêt maladie ?
Durée habituelle de prise en charge : jusqu’à 150 jours de complément
Le complément de salaire CGOS s’étale habituellement sur 150 jours, soit environ cinq mois, selon des schémas syndicaux et des retours d’expérience récurrents. Cette durée ne signifie pas un maintien intégral de la rémunération, puisque le C.G.O.S compense une perte et ne verse pas le traitement de base.
Les documents syndicaux citent un complément de 46 % pour un indice inférieur à 371, de 45 % entre 371 et 650, puis de 44 % au-delà. Ces pourcentages correspondent au symbole figurant dans certains schémas CGT et montrent que le niveau de compensation varie avec l’indice.
Comment se lit la durée selon le type d’arrêt : maladie ordinaire, longue maladie, longue durée, grave maladie
La lecture de la durée dépend de la qualification de l’arrêt, entre maladie ordinaire, congé de longue maladie, maladie de longue durée et congé de grave maladie. Les règles applicables ne reposent donc pas sur un seul compteur, car chaque régime de congé suit sa propre architecture indemnitaire.
Pour la maladie ordinaire, les arrêts se cumulent sur une période glissante de 365 jours, comme le rappellent des supports syndicaux. Dans cette logique, l’administration remonte sur l’année antérieure pour totaliser les jours déjà consommés, ce qui influe directement sur la période pendant laquelle le complément peut encore intervenir.
Le congé de grave maladie concerne les contractuels, tandis que la longue maladie et la longue durée relèvent d’autres séquences de maintien et de demi-traitement. Il ressort que la durée affichée de 150 jours constitue un repère pratique, mais non un plafond uniforme valable pour chaque configuration statutaire.
Quand débute le versement du complément CGOS ?
À partir de quel moment le CGOS intervient par rapport au maintien de salaire de l’employeur
Le C.G.O.S intervient en complément d’une perte de rémunération et non en substitution du traitement versé par l’employeur. La chronologie habituelle place donc son intervention lorsque le maintien de salaire devient partiel, notamment au passage à 50 % du traitement dans certains schémas de maladie ordinaire.
Les présentations syndicales décrivent classiquement une séquence avec trois premiers mois pris en charge par l’employeur, puis une période du quatrième au huitième mois où subsistent 50 % employeur et un complément C.G.O.S variable. Depuis le 1er mars 2025, ce repère doit toutefois être relu à la lumière des nouveaux textes applicables.
Le complément CGOS n’est pas automatique : demande obligatoire pour déclencher l’étude du dossier
Le versement du complément CGOS ne démarre pas automatiquement à réception de l’arrêt maladie. L’agent doit déposer une demande via l’Espace Agent, rubrique « Prestations et formulaires », ou passer par le Contact C.G.O.S de l’établissement, qui demeure l’interlocuteur privilégié selon les informations publiées par l’organisme.
Cette exigence procédurale explique une partie des décalages de trésorerie observés dans la pratique, car tout dossier incomplet ou toute absence d’ouverture annuelle des droits retarde l’instruction. Les données publiées par le C.G.O.S rappellent d’ailleurs qu’une demande peut être transmise même si les droits de l’année ne sont pas encore ouverts.
Quel est le délai moyen pour recevoir le premier versement ?
Délais d’instruction du dossier via l’Espace Agent ou le Contact C.G.O.S
Le délai de premier versement dépend d’abord du rythme d’instruction du dossier CGOS, lequel suit un ordre chronologique d’arrivée. Le suivi s’effectue dans « Mes suivis » sur l’Espace Agent, ce qui permet de vérifier l’état du traitement sans préjuger de la date exacte de mise en paiement.
Au 02/06/2026, les données publiées pour l’Île-de-France et l’Outre-mer indiquaient, pour l’aide sociale aux agents en situation de maladie, des dossiers traités jusqu’au 11/05/2026. Cet indicateur renseigne sur la file d’attente régionale, mais il ne constitue pas un délai standard transposable à toutes les régions.
Pourquoi les délais varient selon les régions, les périodes et l’ouverture des droits
Les délais varient selon le territoire, la saison de dépôt et la nature de la prestation, car les calendriers publiés sont régionaux et les flux documentaires diffèrent fortement d’une période à l’autre. Les demandes d’aides soumises à commission ajoutent un délai supplémentaire, avec une prochaine commission annoncée au 09/06/2026 pour la zone concernée.
Un second facteur tient à l’ouverture des droits annuels, le dossier C.G.O.S devant être actualisé chaque année. Si cette formalité n’est pas à jour, l’instruction peut rester suspendue, même quand la demande a bien été déposée, ce qui explique des écarts substantiels entre agents placés dans des situations médicales proches.
Quelles pièces fournir pour obtenir le complément CGOS ?

Documents à préparer pour éviter un allongement des délais
Le dossier CGOS doit être préparé avec les pièces demandées dans l’Espace Agent ou par le Contact de l’établissement, faute de quoi l’instruction se prolonge. Les pratiques convergent autour des justificatifs d’identité administrative, des éléments relatifs à l’arrêt et des documents permettant de vérifier les droits et la situation statutaire.
Le premier point de vigilance concerne l’actualisation annuelle du dossier, qui ouvre les droits pour l’année concernée. Le livret C.G.O.S 2023 rappelle que cette mise à jour peut intervenir dès décembre pour l’année suivante, tout en restant possible en cours d’année, ce qui réduit le risque de blocage administratif au moment de l’arrêt.
Les contractuels doivent aussi vérifier l’ancienneté exigée pour certaines prestations, avec une présence supérieure à 4 mois au premier jour de l’arrêt pour certains dispositifs. Cette donnée ne concerne pas l’ensemble des prestations de façon uniforme, mais elle pèse directement sur la recevabilité de plusieurs demandes liées à la maladie.

Qui peut bénéficier du complément de salaire CGOS ?
Cas des titulaires, contractuels, agents à temps partiel et situations particulières
Le champ des bénéficiaires du C.G.O.S est large et inclut notamment les titulaires, les contractuels, les emplois aidés, les agents en disponibilité d’office pour raison de santé, les agents en congé de présence parentale, les tuteurs, les apprentis et, pour les prix négociés, certains personnels médicaux d’établissements adhérents.
Les agents à temps partiel bénéficient d’un principe de versement des prestations à 100 %, point rappelé dans les informations administratives du C.G.O.S. Des communications syndicales signalent également l’extension de mêmes droits aux agents à temps partiel, aux deux agents d’un couple hospitalier et aux contractuels dès leur premier jour de travail.
Cette ouverture large n’efface pas les conditions propres à chaque prestation, ni les distinctions entre maladie ordinaire et congés spécifiques. Pour les contractuels, le congé de grave maladie constitue par exemple une situation distincte, et certaines aides restent conditionnées à la durée de présence dans l’établissement au moment où l’arrêt débute.
Le CGOS compense t il la baisse des trois premiers mois depuis 2025 ?
Ce que changent l’article 189 de la loi de finances pour 2025 et le décret n°2025-197 du 27 février 2025
Depuis le 1er mars 2025, l’article 189 de la loi de finances pour 2025, modifiant l’article L822-3 du CGFP, abaisse l’indemnisation des fonctionnaires pendant les trois premiers mois de congé de maladie ordinaire de 100 % à 90 % du traitement indiciaire. Le décret n°2025-197 du 27 février 2025 aligne les agents contractuels de droit public sur cette logique.
À ce jour, les instances du C.G.O.S n’ont pas prévu de compenser cette baisse des trois premiers mois, ni de relever leur niveau d’intervention après cette période. Ce point modifie concrètement la lecture d’anciens schémas syndicaux mentionnant encore 100 % employeur sur le premier trimestre de maladie ordinaire.
La conséquence pratique réside dans une perte de revenu plus précoce pour certains agents, alors même que le complément de salaire CGOS ne s’active pas comme un mécanisme automatique de neutralisation de la réforme. Des retours d’expérience évoquent déjà des écarts de plusieurs centaines d’euros par mois lors des arrêts prolongés.
Quelle différence entre l’indemnisation de l’employeur et celle du CGOS ?
Le CGOS complète une perte de rémunération mais ne remplace pas le salaire de base
L’employeur verse le traitement ou sa fraction maintenue au titre du congé maladie, tandis que le C.G.O.S ajoute, sous conditions, une prestation de compensation. Cette distinction est structurante, car elle signifie que le complément ne constitue ni un salaire de base, ni une reconstitution automatique de la rémunération antérieure.
Les barèmes syndicaux illustrent cette logique avec des compléments de 44 % à 46 % selon l’indice, appliqués en articulation avec le demi-traitement de l’employeur. Même en cas d’attribution, l’agent peut donc conserver un reste à charge, ce que confirment de nombreux retours faisant état de pertes mensuelles substantielles.
Cette différence explique aussi la fréquence des incompréhensions lors de la réception du premier versement. Un montant inférieur aux attentes ne traduit pas nécessairement une erreur de calcul, mais peut découler du statut, de l’indice, du nombre de jours déjà cumulés ou de la nature exacte du congé reconnu par l’administration.
Comment contester un refus ou un montant trop bas ?
La contestation d’un refus ou d’un montant jugé insuffisant suppose d’abord une vérification technique du dossier, incluant l’ouverture des droits annuels, la complétude des pièces, la nature du congé, l’ancienneté requise et le barème applicable à l’indice. Une partie des litiges provient d’un décalage entre la situation perçue par l’agent et la base de calcul réellement retenue.
Le Contact C.G.O.S de l’établissement constitue l’interlocuteur principal pour demander une explication détaillée ou signaler une pièce omise. Lorsque le litige porte sur la qualification administrative de l’arrêt ou sur le niveau de rémunération maintenu, l’analyse doit également intégrer les données détenues par l’employeur, car le C.G.O.S n’intervient qu’en complément.
Les dossiers d’aide relevant d’une commission obéissent, par ailleurs, à un circuit propre, distinct du simple traitement chronologique. Une contestation documentée s’appuie donc utilement sur des bulletins de paie, les notifications de congé, l’historique des arrêts sur 365 jours en maladie ordinaire et la trace de dépôt dans Mes suivis.
Le repère de 150 jours reste pertinent pour apprécier la durée du complément de salaire CGOS, mais il doit toujours être rapproché du type de congé, du barème d’indice et de la situation administrative exacte. Les textes entrés en vigueur en 2025 renforcent la nécessité d’une lecture actualisée, car les anciens schémas de maintien intégral sur les trois premiers mois ne décrivent plus le droit applicable.


