Salaire orthodontiste : combien gagne-t-il vraiment en 2025 ?

Le salaire orthodontiste fait rêver de nombreux étudiants en médecine dentaire et pour cause ! Cette spécialité, qui combine expertise technique et esthétique du sourire, offre des perspectives de rémunération particulièrement avantageuses. 💰

Mais attention aux idées reçues ! Si certains praticiens affichent des revenus mirobolants, d’autres peinent à atteindre les moyennes annoncées. La réalité du terrain est plus nuancée qu’il n’y paraît. Entre charges importantes, investissements technologiques constants et concurrence accrue, le métier d’orthodontiste demande une approche stratégique pour optimiser ses revenus.

Entre revenus libéraux qui peuvent dépasser les 20 000 euros mensuels et salaires hospitaliers plus modestes, les écarts sont significatifs. Découvrons ensemble combien gagne réellement un orthodontiste en France selon son statut, son expérience et sa région d’exercice.


Les infos à retenir (si vous n’avez pas le temps de tout lire)

  • 🔹 Salaire moyen : Entre 6 390 € et 10 000 € nets mensuel
  • 🔹 Orthodontiste débutant : 3 800 à 4 500 € nets par moi
  • 🔹 Libéral expérimenté : Jusqu’à 15 000 € nets mensuel
  • 🔹 Région la plus rémunératrice : Bourgogne-Franche-Comté (16 000 € bruts/mois
  • 🔹 Évolution salariale : +12 % ces 5 dernières année
  • 🔹 Formation nécessaire : 8 ans d’études minimum

Illustration du salaire d'un orthodontiste

Le salaire orthodontiste selon le statut d’exercice

Exercice libéral : la voie royale 👑

L’exercice libéral représente le statut le plus rémunérateur avec un chiffre d’affaires mensuel pouvant atteindre 22 000 euros bruts, soit un revenu net estimé autour de 9 000 euros mensuels.

La rémunération moyenne se situe entre 7 624 € et 44 715 € bruts par mois, avec un salaire moyen de 26 169 € bruts mensuels. Ces chiffres s’expliquent par la liberté tarifaire dont bénéficient les orthodontistes libéraux.

Les praticiens installés dans les zones à forte demande ou proposant des spécialisations pointues peuvent largement dépasser ces moyennes. Cependant, l’exercice libéral implique des responsabilités importantes :

  • Gestion administrative : comptabilité, déclarations fiscales, suivi des patients
  • Charges sociales : représentant jusqu’à 45 % du chiffre d’affaires
  • Investissements matériels : équipements de pointe, logiciels spécialisés
  • Risques entrepreneuriaux : fluctuations d’activité, concurrence locale

Orthodontiste salarié : sécurité et stabilité

En clinique privée, un orthodontiste salarié peut espérer un salaire net de 5 000 à 8 000 euros par mois, parfois complété par des primes ou une part variable selon l’activité.

Ce statut présente plusieurs avantages appréciables pour les praticiens recherchant l’équilibre :

  • Rémunération fixe : sécurité financière et prévisibilité budgétaire
  • Horaires réguliers : pas de gestion de planning patient en soirée
  • Absence de charges : pas d’investissement matériel ni de frais de cabinet
  • Formation continue : souvent prise en charge par l’employeur

Les orthodontistes salariés bénéficient également d’une protection sociale renforcée et de congés payés, luxe rare en exercice libéral.

Secteur hospitalier : revenus modestes mais stabilité

À l’hôpital public, les salaires sont fixés par la grille indiciaire de la fonction publique hospitalière et varient de 2 000 euros à un maximum d’environ 3 100 euros par mois.

Cette rémunération contraste fortement avec celle du secteur privé libéral, mais reste dans la lignée des autres professions médicales régies par la grille salaire convention 66 qui encadre une grande partie du secteur médico-social.

Les postes hospitaliers en orthodontie restent rares en France, ce qui limite les opportunités dans ce secteur malgré la sécurité de l’emploi qu’il procure.

L’évolution du salaire orthodontiste selon l’expérience

Début de carrière : un démarrage prometteur

Selon les dernières données de l’Ordre National des Chirurgiens-Dentistes, le salaire moyen d’un orthodontiste débutant en France s’élève à environ 50 000 euros bruts annuels.

En début de carrière, un orthodontiste peut espérer gagner entre 3 800 et 4 500 euros nets par mois. Cette rémunération de départ, bien que déjà attractive, ne représente que le point de départ d’une carrière aux perspectives d’évolution excellentes.

Montée en compétence : progression rapide

Un orthodontiste en milieu de carrière (avec une expérience de 4 à 9 ans) perçoit un salaire moyen de 109 700 €, tandis qu’un orthodontiste expérimenté avec une expérience de 10 à 20 ans touche un salaire moyen de 164 600 €.

Avec 5 à 10 ans d’exercice, un orthodontiste peut facilement doubler voire tripler son revenu initial. Cette progression s’explique par le développement d’une patientèle fidèle et l’acquisition d’une expertise reconnue.

Orthodontiste expérimenté : les sommets de la profession

Le salaire des orthodontistes expérimentés peut monter jusqu’à 120 000 euros bruts par an. Les praticiens les plus réputés, maîtrisant les dernières technologies (orthodontie numérique, aligneurs invisibles), peuvent atteindre des revenus exceptionnels dépassant les 15 000 euros nets mensuels.

Ces rémunérations placent l’orthodontie parmi les métiers qui rapportent plus de 100 000 euros par mois, aux côtés des professions libérales d’élite et des dirigeants d’entreprise.

Disparités géographiques : où exercer pour optimiser ses revenus ?

Régions championnes de la rémunération

Les orthodontistes exerçant en Bourgogne Franche Comté arrivent en tête du classement puisqu’ils touchent un salaire brut mensuel moyen de 16 000 €, principalement due aux salaires des orthodontistes de la ville de Besançon dont le salaire mensuel moyen brut atteint 16 100 €.

En Provence Alpes Côte d’Azur, les orthodontistes touchent un salaire mensuel brut de 12 300 € les plaçant ainsi en deuxième position, avec des variations importantes selon les villes : Cannes (16 000 €), Nice (14 500 €), Toulon (12 100 €).

Île-de-France : excellence mais concurrence

Le salaire moyen d’un orthodontiste exerçant en Île-de-France s’élève à environ 90 000 euros bruts annuels, soit 12,5% de plus que la moyenne nationale. Cette prime parisienne s’explique par la forte demande et le niveau de vie élevé de la région.

La concurrence y est cependant plus intense, nécessitant une différenciation par la qualité des soins ou la spécialisation technologique.

Autres régions attractives

Les orthodontistes des Pays de la Loire peuvent prétendre à une rémunération moyenne mensuelle de 11 850 € bruts, le Centre Val de Loire propose 11 400 € bruts mensuels. Ces régions offrent un excellent équilibre entre rémunération attractive et qualité de vie.

Pour mettre ces chiffres en perspective, ils dépassent largement les rémunérations d’autres secteurs comme la grille des salaires métallurgie où les salaires culminent autour de 3 500 euros mensuels pour les postes les plus qualifiés.

Région Salaire mensuel brut moyen
Bourgogne-Franche-Comté 16 000 €
Provence-Alpes-Côte d’Azur 12 300 €
Île-de-France 12 000 €
Pays de la Loire 11 850 €
Centre-Val de Loire 11 400 €

Facteurs d’influence sur la rémunération

Mode d’exercice et spécialisations

Le revenu moyen d’un orthodontiste libéral est 30% plus élevé que celui d’un dentiste généraliste. Cette différence s’explique par la spécialisation pointue et l’expertise technique requise.

Les orthodontistes proposant des traitements innovants peuvent pratiquer des tarifs supérieurs et attirer une clientèle plus large. Les spécialisations les plus rémunératrices incluent :

  • Gouttières transparentes : marché en forte croissance, clientèle adulte aisée
  • Orthodontie linguale : technique complexe, tarifs premium justifiés
  • Technologies numériques : scanner 3D, planification informatisée
  • Traitements pluridisciplinaires : collaboration chirurgien, implantologie

Ces innovations permettent de se différencier dans un marché de plus en plus concurrentiel tout en justifiant des honoraires élevés. 💡

Évolution de la demande : un secteur en croissance

Selon une étude récente de l’UNAPL (Union Nationale des Professions Libérales), la rémunération des orthodontistes a augmenté de 12% ces 5 dernières années, en raison notamment de la demande croissante pour les traitements d’orthodontie.

D’après les chiffres de l’Assurance maladie, 20 % des enfants et adolescents de 5 à 19 ans avaient reçu en 2021 des soins orthodontiques. Ce chiffre est en constante augmentation.

Cette tendance s’explique par une prise de conscience esthétique croissante et le développement de traitements moins visibles adaptés aux adultes. La profession bénéficie également d’une pénurie relative de praticiens dans certaines zones géographiques.

Illustration de l'activité d'orthodontiste

Contraintes économiques et opportunités

Environ 60% des revenus des professions libérales sont prélevés au titre des charges et impôts, ce qui représente un défi de gestion important pour les praticiens libéraux.

Avec des revenus qui peuvent atteindre plusieurs centaines de milliers d’euros annuels, les orthodontistes doivent également anticiper combien l’État prend sur 1 million pour optimiser leur fiscalité et leur stratégie patrimoniale.

Malgré ces contraintes, l’orthodontie reste l’une des spécialités dentaires les plus lucratives, notamment grâce à la fidélisation naturelle de la patientèle (durée de traitement de 1 à 4 ans) et à la possibilité de développer une expertise reconnue.

Un avenir prometteur pour la profession

En moyenne, 57 internes qualifiés en orthodontie sont diplômés par an et ce nombre, évidemment trop faible, découle en partie de la difficulté de recrutement des titulaires universitaires. Cette pénurie relative garantit des perspectives d’emploi excellentes pour les futurs orthodontistes.

L’évolution technologique constante (impression 3D, intelligence artificielle, orthodontie numérique) ouvre de nouvelles opportunités de spécialisation et de différenciation. Les praticiens sachant s’adapter à ces innovations peuvent prétendre aux rémunérations les plus élevées du secteur.

Plusieurs tendances vont dynamiser le marché orthodontique dans les années à venir :

  • Vieillissement de la population : demande croissante de traitements esthétiques
  • Essor de l’orthodontie adulte : marché sous-exploité en France
  • Innovations thérapeutiques : traitements plus courts, plus confortables
  • Prise de conscience esthétique : influence des réseaux sociaux sur l’image du sourire

L’orthodontie adulte, encore sous-développée en France par rapport à d’autres pays, représente un gisement de croissance important. De plus en plus d’adultes souhaitent corriger leur sourire, créant de nouveaux débouchés pour la profession.


Le salaire orthodontiste offre des perspectives particulièrement attrayantes, avec des rémunérations moyennes largement supérieures à la plupart des professions médicales. Entre un orthodontiste débutant touchant 4 000 euros nets mensuels et un praticien libéral expérimenté pouvant dépasser 15 000 euros, les possibilités d’évolution sont remarquables.

Le choix du statut d’exercice reste déterminant : si le libéral offre les plus hauts revenus, il demande une implication entrepreneuriale importante. Le salariat, moins rémunérateur, garantit sécurité et équilibre vie professionnelle-vie privée.

Pour maximiser ses revenus, miser sur l’innovation technologique, choisir sa région d’installation avec soin et développer une expertise reconnue constituent les clés du succès. Avec une demande en constante progression et une formation toujours plus spécialisée, l’orthodontie confirme son statut de profession d’avenir ! 🚀


FAQ (Questions fréquentes)

Quel est le salaire moyen d’un orthodontiste en France ? Le salaire moyen s’élève à 120 000 euros bruts par an, soit environ 10 000 euros bruts mensuels. Le revenu net varie généralement entre 6 000 et 9 000 euros par mois.

Un orthodontiste débutant gagne-t-il correctement sa vie ? Oui, un orthodontiste en début de carrière perçoit entre 3 800 et 4 500 euros nets mensuels, soit déjà un salaire très attractif qui évolue rapidement avec l’expérience.

Dans quelle région les orthodontistes gagnent-ils le mieux ? La Bourgogne-Franche-Comté arrive en tête avec 16 000 euros bruts mensuels en moyenne, suivie par la région PACA et l’Île-de-France.

L’exercice libéral est-il vraiment plus rentable ? Oui, l’exercice libéral permet d’atteindre les plus hauts revenus (jusqu’à 22 000 euros bruts mensuels) mais nécessite de gérer les contraintes administratives et les charges importantes d’un cabinet.

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