2 168 € à 4 308 €, c’est l’ordre de grandeur observé en 2025-2026 pour emprunter 150 000 euros, selon une durée comprise entre 25 et 10 ans et avec un taux d’endettement plafonné à 35 % assurance incluse. Les données publiées par Solutis, Empruntis et Meilleurtaux convergent sur cette fourchette, mais les écarts demeurent sensibles dès que le taux nominal, l’assurance ou des charges de crédit existantes modifient la mensualité admissible.
La réponse varie principalement selon la durée, le TAEG et les charges fixes, auxquels s’ajoutent l’apport, la stabilité des revenus, le reste à vivre et la composition du foyer. Les sections suivantes détaillent les seuils de salaire par échéance, les mensualités constatées, la méthode de calcul bancaire et l’effet des paramètres qui augmentent ou réduisent la capacité d’emprunt.
- 💡 25 ans réduit le salaire requis les sources récentes situent le minimum autour de 2 168 € à 2 291 € selon le taux et l’assurance.
- 💡 10 ans augmente fortement l’exigence les seuils publiés se situent entre 4 202 € et 4 308 € pour le même capital.
- 💡 35 % incluent l’assurance la mensualité retenue par la banque intègre le crédit immobilier et l’assurance emprunteur.
- 💡 Les charges en cours pèsent immédiatement crédit auto, consommation ou pension réduisent la mensualité disponible pour le nouveau prêt.
Quel salaire pour emprunter 150 000 euros selon la durée
Les références publiées en 2025-2026 montrent que le salaire minimum dépend d’abord de la durée d’emprunt, puisque l’allongement de l’échéance diminue la mensualité admissible dans la limite de 25 ans, durée généralement retenue depuis l’application des recommandations du HCSF au 1er janvier 2022. Cette relation mécanique n’efface toutefois pas l’effet du taux, car une hausse du coût de l’argent peut neutraliser une partie du gain procuré par un amortissement plus long.
Les écarts entre sources restent modérés sur les durées standard. Solutis indique 2 168 € sur 25 ans et 4 202 € sur 10 ans, tandis qu’Empruntis affiche respectivement 2 264 € et 4 226 €. Meilleurtaux, mis à jour le 24 mars 2026, se situe dans la même zone avec un minimum allant jusqu’à 4 308 € sur 10 ans. Ces chiffres constituent des ordres de grandeur indicatifs et non une décision de crédit.
Quel salaire pour emprunter 150 000 euros sur 10 ans ?
Sur 10 ans, les mensualités observées atteignent un niveau élevé, ce qui place le salaire requis dans la tranche haute. Solutis retient une mensualité de 1 471 €, avec un taux d’intérêt de 2,69 % et une assurance à 0,35 %, soit un revenu minimum de 4 202 € en appliquant la limite d’endettement usuelle.
Empruntis aboutit à un résultat voisin, avec une mensualité maximale de 1 479 € et un salaire mensuel minimum de 4 226 €, sur la base d’un taux hors assurance de 3,25 %. Meilleurtaux monte jusqu’à 4 308 €, ce qui confirme qu’une variation même limitée du TAEG suffit à déplacer sensiblement le seuil d’accès sur une durée courte.
Quel salaire pour emprunter 150 000 euros sur 15 ans ?
Sur 15 ans, les sources convergent autour d’un revenu mensuel légèrement supérieur à 3 000 €. Solutis publie un besoin de 3 057 € pour une mensualité de 1 070 €, avec un taux de 2,86 % et une assurance de 0,35 %, ce qui positionne cette durée comme un compromis fréquent entre charge mensuelle et coût total.
Empruntis affiche 3 087 € de salaire minimum pour une mensualité de 1 080 € à un taux hors assurance de 3,35 %. Plurifinances, dans sa publication du 7 avril 2026, évoque une mensualité comprise entre 1 050 € et 1 100 € et un salaire d’environ 3 100 €, avec un coût total estimé voisin de 45 000 €.
Quel salaire faut il pour emprunter 150 000 euros sur 20 ans ?
Sur 20 ans, les valeurs les plus citées se situent autour de 2 500 € à 2 600 € de revenus mensuels. Solutis estime qu’un salaire de 2 500 € suffit pour supporter une mensualité de 875 €, avec un taux de 2,99 % et une assurance de 0,35 %, ce qui place cette durée au centre des pratiques bancaires récentes.
Empruntis retient 2 548 € pour une mensualité de 892 € à un taux hors assurance de 3,45 %, tandis que Plurifinances se situe autour de 2 600 € pour des mensualités de 900 € à 950 €. Barnabé-Immo mentionne un repère plus bas, proche de 2 300 €, mais dans un contexte de taux et d’hypothèses distincts.
Quel salaire pour emprunter 150 000 euros sur 25 ans ?
Sur 25 ans, la mensualité baisse nettement, ce qui réduit le salaire requis, mais augmente le coût cumulé des intérêts et de l’assurance. Solutis chiffre la mensualité à 759 € et le revenu minimum à 2 168 €, avec un taux d’intérêt de 3,05 % et une assurance à 0,35 %.
Empruntis affiche un niveau légèrement supérieur, soit 792 € de mensualité maximale et 2 264 € de salaire minimal, avec un taux hors assurance de 3,55 %. Meilleurtaux mentionne un repère de 2 291 €, alors que LesFurets cite un exemple à 1 500 € uniquement sous l’hypothèse d’un endettement nul, ce qui ne constitue pas la référence la plus courante.
Simulation des mensualités pour un prêt de 150 000 euros
Les simulations publiées par les intermédiaires montrent une hiérarchie stable des mensualités, même lorsque les taux diffèrent légèrement d’un barème à l’autre. Pour 150 000 euros, Solutis affiche 1 471 € sur 10 ans, 1 070 € sur 15 ans, 875 € sur 20 ans et 759 € sur 25 ans, assurance à 0,35 % incluse dans l’approche présentée.
Empruntis se situe à des niveaux proches, avec 1 479 €, 1 080 €, 892 € et 792 € selon la durée, sur des taux hors assurance de 3,25 % à 3,55 %. Cette proximité confirme que le salaire demandé provient d’abord de la mensualité cible rapportée au plafond d’endettement, plus que d’un écart méthodologique majeur entre acteurs du courtage.
Tableau récapitulatif des exemples chiffrés

Le coût total du crédit évolue dans des proportions significatives lorsque la durée augmente. Plurifinances estime ce coût à environ 45 000 € sur 15 ans, 65 000 € sur 20 ans et 85 000 € sur 25 ans pour un financement de 150 000 euros. Une durée longue facilite donc l’accès au prêt, mais dégrade l’équation financière globale du projet.
Comment le taux d’endettement est il calculé par la banque ?
La banque applique généralement la formule (charges fixes / revenus réguliers) × 100, avec un plafond usuel de 35 % assurance emprunteur incluse, comme le rappellent Hellopret, Immoprêt et La Centrale de Financement. Dans les charges fixes figurent les mensualités du nouveau prêt, mais aussi les crédits auto, les crédits à la consommation et les autres emprunts immobiliers déjà en cours.
Les revenus retenus ne se limitent pas au salaire net. Les établissements intègrent aussi, selon les dossiers, les revenus du foyer, certaines pensions, des rentes et des revenus locatifs réguliers, souvent comptés à 70 % des loyers pour tenir compte du risque de vacance. Les primes récurrentes peuvent être prises en compte si leur stabilité ressort clairement des justificatifs annuels.
Le taux d’endettement ne suffit pas à lui seul. La banque examine également le reste à vivre, dont le niveau acceptable dépend de la composition du foyer, ainsi que la stabilité professionnelle, l’historique bancaire et l’épargne disponible. Hellopret et Plurifinances signalent que le dépassement de 35 % reste théoriquement possible, mais réservé à de rares dossiers particulièrement solides.
Méthode pour vérifier rapidement si votre salaire suffit
Une vérification rapide consiste à diviser la mensualité totale visée par 0,35. Une échéance de 875 € implique ainsi un revenu mensuel d’environ 2 500 €, ce qui correspond précisément à la simulation Solutis sur 20 ans. Avec 792 €, le salaire requis ressort à environ 2 263 €, très proche du seuil publié par Empruntis sur 25 ans.
Cette méthode reste valide uniquement si aucune autre charge de crédit ne s’ajoute au dossier. En présence d’un prêt automobile de 250 €, la charge totale passe à 1 042 € pour un projet immobilier à 792 €, ce qui suppose déjà près de 2 977 € de revenus mensuels. L’écart illustre pourquoi les simulateurs doivent être lus comme des estimations indicatives et non comme un accord de principe.
Comment le taux d’intérêt et l’assurance influent sur le salaire requis
Le TAEG additionne le taux nominal, l’assurance emprunteur et certains frais, ce qui signifie qu’une variation de quelques dixièmes de point peut modifier à la fois la mensualité et le salaire minimum exigé. Solutis rappelle explicitement cette logique dans ses simulations, où l’assurance à 0,35 % s’ajoute au taux de crédit, tandis que CAFPI retient par défaut une assurance à 0,36 %.
Les comparaisons entre sources illustrent l’effet de ce paramètre. Sur 25 ans, Solutis affiche 759 € de mensualité, contre 792 € chez Empruntis, ce qui fait varier le salaire minimal de 2 168 € à 2 264 €. Sur 20 ans, l’écart entre 875 € et 892 € produit de la même manière un différentiel de revenu d’environ 48 € mensuels.
Le contexte de marché de 2025-2026, marqué par des taux sensiblement plus élevés qu’au début du cycle précédent, a mécaniquement réduit la capacité d’emprunt à revenu constant, comme le signalent Meilleurtaux, Plurifinances et Barnabé-Immo. La délégation d’assurance ou l’obtention d’un meilleur taux nominal n’augmente pas le plafond réglementaire d’endettement, mais abaisse la mensualité retenue et améliore donc le salaire requis.
Peut on emprunter 150 000 euros sans apport ?
Un financement de 150 000 euros sans apport reste juridiquement possible, mais il s’avère plus exigeant sur le plan de l’acceptation bancaire, car l’emprunteur doit alors financer non seulement le prix du bien, mais aussi les frais annexes si la banque les inclut. LesFurets et Empruntis rappellent que les frais de notaire, les garanties et les frais d’intermédiation ne figurent pas toujours dans les simulateurs standards.
Les banques privilégient généralement les dossiers capables d’absorber au moins les frais périphériques, ce qui revient à présenter un apport minimal, même lorsque le financement du prix principal reste élevé. Barnabé-Immo recommande un apport de 10 % à 20 %, soit 15 000 € à 30 000 € pour un achat de 150 000 €, afin d’améliorer la recevabilité du dossier et de limiter le capital à financer.
Impact de l’apport personnel sur la capacité d’emprunt
L’apport réduit mécaniquement le montant emprunté, donc la mensualité, puis le salaire nécessaire. Si le capital financé passe de 150 000 € à 135 000 € grâce à un apport de 15 000 €, la charge mensuelle baisse dans des proportions comparables, à taux et durée constants. Le bénéfice ne se limite pas à la capacité théorique, car l’apport améliore aussi l’appréciation qualitative du risque par la banque.
Meilleurtaux, Solutis et Immoprêt soulignent que cet apport rassure l’établissement prêteur sur la capacité d’épargne et sur l’implication financière de l’emprunteur. Dans un environnement de taux plus élevés, il devient un levier de compétitivité du dossier, au même titre qu’une gestion bancaire sans incident et qu’une stabilité professionnelle continue.
Emprunter 150 000 euros en couple ou seul, quelle différence pour le salaire
La différence principale tient à l’agrégation des revenus du foyer. Pour un emprunt à deux, la banque additionne généralement les salaires des deux coemprunteurs, sous réserve de leur stabilité et de leur documentation, ce qui facilite l’atteinte du seuil requis. Un besoin de 2 500 € sur 20 ans peut ainsi être couvert par deux revenus de 1 250 €, alors qu’un emprunteur seul doit porter l’intégralité de la charge.
Cette addition n’efface pas les critères qualitatifs. Si l’un des coemprunteurs présente un statut précaire ou des revenus irréguliers, la banque peut pondérer l’analyse, notamment pour les indépendants dont les 3 derniers bilans sont étudiés, ou pour les salariés hors CDI dont la continuité d’activité doit être démontrée. La Centrale de Financement et Empruntis rappellent aussi la vérification habituelle des 3 derniers bulletins pour les salariés stables.
Le couple bénéficie souvent d’un meilleur reste à vivre, mais supporte également davantage de dépenses fixes, ce qui oblige la banque à raisonner au niveau global du foyer. Un dossier à deux avec un crédit automobile existant ou des pensions versées peut donc se retrouver moins performant qu’un dossier seul, mais sans autre engagement financier. Le salaire nécessaire ne se juge donc jamais par la seule addition arithmétique des revenus.

Comment augmenter sa capacité d’emprunt pour obtenir 150 000 euros ?
Les leviers les plus efficaces consistent à réduire les charges fixes, améliorer le TAEG et renforcer la qualité du dossier. Hellopret et Immoprêt recommandent de solder les crédits à la consommation avant la demande, car chaque mensualité supprimée libère immédiatement de la capacité d’endettement. Une charge supprimée de 200 € équivaut théoriquement à environ 571 € de revenus supplémentaires dans le calcul à 35 %.
L’optimisation du coût du prêt agit dans le même sens. Solutis et CAFPI rappellent que la négociation du taux nominal et la délégation d’assurance réduisent la mensualité et le coût total, tandis que le recours à un courtier peut améliorer la présentation du dossier et l’accès à de meilleures conditions. L’effet demeure mesurable surtout sur les durées longues, où quelques points de base produisent une variation cumulée importante.
La banque valorise également une gestion de compte stable, l’absence d’incidents, une épargne résiduelle après opération et une situation professionnelle lisible. Plurifinances et La Centrale de Financement insistent sur ce triptyque, qui peut compenser partiellement un dossier proche des limites usuelles, sans pour autant garantir une dérogation au-delà de 35 %. La qualité du dossier détermine souvent l’écart entre capacité théorique et capacité réellement finançable.
Le salaire pour emprunter 150 000 euros s’établit donc, dans la pratique récente, autour de 2 168 € à 4 308 € selon la durée, avec un point d’équilibre fréquent autour de 20 ans. L’arbitrage pertinent ne porte pas uniquement sur l’accès au crédit, mais aussi sur le coût total, l’assurance, le reste à vivre et la robustesse globale du dossier.
Les écarts observés entre simulateurs proviennent surtout des hypothèses de taux, d’assurance et de charges annexes, ce qui impose de lire tout résultat comme une estimation conditionnelle. La donnée la plus utile reste la mensualité maximale réellement supportable par le foyer après intégration de l’ensemble des engagements existants.


