Retraites : le virement arrive le 9 janvier et le montant va vous mettre en colère

C’était la promesse du 1er janvier : éviter « l’année blanche » et revaloriser les pensions. Sur le papier, la mission est accomplie. Sur le compte en banque, c’est une autre histoire. Depuis hier, les retraités découvrent l’ampleur de l’augmentation 2026 et pour beaucoup, le compte n’y est pas. Entre une inflation statistique qui s’effondre et des prix en rayon qui restent hauts, ce « coup de pouce » de 0,9 % a un goût amer de pièce jaune.

Un retraité

Vous avez peut-être sorti la calculatrice ce matin. Après les hausses significatives des deux dernières années (+5,3 % en 2024, +2,2 % en 2025), le millésime 2026 marque un coup de frein brutal. La revalorisation officielle est tombée : ce sera 0,9 %, et pas un centime de plus.

Pour l’exécutif, c’est l’application stricte de la formule mathématique liée à l’inflation hors tabac. Pour les syndicats et les retraités modestes, c’est une « aumône ».

7,20 euros : le chiffre de la colère

Concrètement, qu’est-ce que cela change sur votre virement qui arrivera autour du 9 janvier ? Si vous touchez une pension de 800 euros, votre « gain » mensuel sera de 7,20 euros. À peine de quoi se payer une baguette et deux croissants. Pour une pension de 1 200 euros, l’augmentation frôle péniblement les 11 euros.

Le décalage est violent. D’un côté, l’INSEE nous dit que l’inflation ralentit. De l’autre, votre caddie de supermarché, vos factures d’énergie et vos assurances ne baissent pas. C’est ce fossé entre la statistique et la réalité du frigo qui nourrit la colère. Cette sensation de déclassement progressif est terrible, et c’est précisément pour cela qu’il est devenu vital de savoir comment anticiper la baisse de revenus à la retraite, car compter uniquement sur les revalorisations de l’État ne suffit plus à maintenir son niveau de vie.

La « double peine » du régime complémentaire

Si la retraite de base augmente (un peu), n’oubliez pas de regarder l’autre ligne de votre relevé : l’Agirc-Arrco. Pour les anciens salariés du privé, c’est la douche écossaise. Les pensions complémentaires n’ont pas bougé au 1er janvier. Leur sort a été scellé en novembre dernier, et là aussi, la modération était le maître-mot.

Beaucoup de retraités se sentent pris en étau. On leur demande des efforts, on leur explique que les caisses sont vides et que la rigueur est nécessaire pour sauver le système.

Deux poids, deux mesures ?

Ce qui rend ce 0,9 % encore plus difficile à avaler pour le retraité lambda, c’est le sentiment d’injustice fiscale et sociale. Pendant que l’on chicane sur quelques euros pour ceux qui ont travaillé toute leur vie, d’autres dossiers refont surface et mettent le feu aux poudres. Il est difficile d’accepter cette rigueur quand on lit les rapports sur certains régimes spéciaux ou les scandales de gestion, comme cette affaire de retraite à 55 ans et notes de frais « imaginaires » qui a récemment fait bondir l’opinion publique.

Au final, ce 1er janvier 2026 ne sera pas l’année du « grand soir » pour le pouvoir d’achat des seniors. Le versement arrive dans quelques jours : vérifiez bien votre compte, car ce que vous verrez ce mois-ci sera votre réalité pour les douze prochains mois.

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