Le PRLV SGC (Service de Gestion Comptable) est un prélèvement fiscal automatique qui permet à l’administration fiscale de recouvrer les impôts non couverts par le prélèvement à la source. Il concerne tous les contribuables percevant des revenus hors salaire : loyers, plus-values, dividendes ou impôts locaux. Il n’a rien d’une arnaque.
Vous venez de découvrir ce libellé sur votre relevé bancaire et vous vous demandez d’où il vient ? Pas d’inquiétude : le PRLV SGC est un prélèvement officiel de l’administration fiscale française, prévisible et encadré par la loi. Voici ce qu’il faut savoir avant de lire la suite.
Ce que couvre cet article :
- SGC signifie Service de Gestion Comptable, un service de l’administration fiscale chargé du recouvrement des impôts hors prélèvement à la source
- Ce prélèvement concerne tous les profils de contribuables : salariés, retraités, indépendants, demandeurs d’emploi
- Le montant et les dates figurent sur votre avis d’imposition, avant tout débit
- Un solde inférieur à 300 euros est prélevé en une fois, au-delà il est étalé en quatre versements
- Tout prélèvement incorrect peut être contesté en ligne en quelques minutes
Qu’est-ce que le prélèvement SGC ?
Depuis 2019, le prélèvement à la source collecte l’impôt sur le revenu directement sur votre salaire, votre pension ou vos allocations chômage. Ce système fonctionne via un tiers payant : votre employeur, votre caisse de retraite ou France Travail retient chaque mois le montant correspondant. Mais ce circuit ne s’applique pas à tous les types de revenus.
C’est précisément pour les revenus qui échappent à ce mécanisme que le Service de Gestion Comptable intervient. Le SGC est un service décentralisé de la Direction Générale des Finances Publiques (DGFIP), présent dans chaque département, qui prélève automatiquement les impôts restants directement sur votre compte bancaire. Le montant est toujours calculé sur la base de votre déclaration et figure sur votre avis d’imposition.
Les revenus les plus fréquemment à l’origine d’un PRLV SGC :
- Revenus fonciers issus de locations non meublées
- Plus-values immobilières (vente d’une résidence secondaire, par exemple)
- Dividendes et intérêts de placements financiers
- Plus-values sur cessions de valeurs mobilières (actions, parts de fonds)
- Taxe foncière et taxe d’habitation sur résidences secondaires mensualisées
Le libellé exact peut varier selon votre établissement bancaire. Vous pourrez lire « Prélèvement SGC », « SGC PRLV » ou « Prélèvement Service Gestion Comptable » : ces trois formulations désignent exactement la même opération.

Si vous investissez dans l’immobilier locatif et cherchez à optimiser votre rendement net, analyser les prélèvements sociaux sur les loyers perçus peut vous aider à affiner vos calculs.
Qui est concerné par un prélèvement SGC ?
Une idée reçue tenace voudrait que le PRLV SGC ne touche que les propriétaires ou les investisseurs. En réalité, ce prélèvement peut apparaître sur le compte de n’importe quel contribuable français dès lors qu’il perçoit un revenu non couvert par le prélèvement à la source, ou qu’un solde d’impôt reste à régulariser après sa déclaration annuelle.
Un salarié qui loue un appartement en parallèle, un retraité percevant des dividendes d’un contrat d’assurance-vie, un indépendant ayant réalisé une plus-value sur la cession de titres : tous peuvent être concernés. La banque domiciliataire n’a aucune influence sur ce prélèvement : il sera effectué que vous soyez client à la Société Générale, au Crédit Agricole, chez Boursorama ou à La Banque Postale.
Les profils les plus fréquemment prélevés via le SGC :
- Propriétaires bailleurs percevant des loyers (revenus fonciers)
- Investisseurs en bourse ou détenteurs de parts versant des dividendes
- Vendeurs d’un bien immobilier ayant réalisé une plus-value
- Contribuables devant régulariser un solde d’impôt après déclaration
- Retraités avec des revenus complémentaires hors pension
Il n’existe pas de seuil de revenu minimum pour déclencher un prélèvement SGC. Dès lors que votre avis d’imposition fait apparaître un solde à payer, le prélèvement est automatiquement initié.
Quel est le calendrier des prélèvements SGC ?
Le système SGC suit un rythme annuel précis, directement lié au cycle de la déclaration de revenus. Les revenus perçus en année N sont déclarés au printemps N+1, l’avis d’imposition parvient à l’été N+1, et les prélèvements sont effectués au second semestre de cette même année.
La règle des 300 euros est l’élément central à retenir : si votre solde d’impôt est inférieur ou égal à 300 euros, un prélèvement unique est effectué fin septembre. Au-delà de ce seuil, le montant est divisé en quatre versements égaux de fin septembre à fin décembre. Pour les impôts locaux mensualisés, les prélèvements s’étalent du 15 janvier au 15 octobre, à raison d’un dixième par mois.
Echéances à noter selon votre situation :
- Solde d’impôt jusqu’à 300 euros : 1 prélèvement unique fin septembre
- Solde d’impôt supérieur à 300 euros : 4 prélèvements égaux de septembre à décembre
- Taxe foncière mensualisée : 10 prélèvements du 15 janvier au 15 octobre
- Acomptes sur revenus fonciers ou BIC : le 15 de chaque mois
| Situation | Nombre de prelevements | Echeances |
|---|---|---|
| Solde d’impot inferieur ou egal a 300 euros | 1 prelevement unique | Fin septembre N+1 |
| Solde d’impot superieur a 300 euros | 4 prelevements egaux | Fin sept. / oct. / nov. / dec. N+1 |
| Taxe fonciere mensualise | 10 prelevements | Le 15 de chaque mois, jan. a oct. |
| Acomptes revenus fonciers ou BIC | Mensuel ou trimestriel | Le 15 de chaque mois applicable |
Cette organisation permet d’étaler l’effort fiscal et d’éviter un déboursement massif en une seule fois. Notez ces dates dans votre agenda financier dès réception de votre avis d’imposition pour anticiper les mouvements sur votre compte.

Quelle différence entre PRLV SGC et PRLV DGFIP ?
Ces deux libellés désignent des prélèvements fiscaux officiels, mais ils ne couvrent pas les mêmes impôts et n’ont pas la même origine administrative. La confusion est fréquente sur les relevés bancaires, pourtant la distinction est utile pour identifier précisément l’origine d’un débit.
Le PRLV SGC correspond aux impôts collectés par le Service de Gestion Comptable local : solde d’impôt sur le revenu après régularisation, taxe foncière, taxe d’habitation sur résidences secondaires, plus-values immobilières, revenus de capitaux mobiliers. Le PRLV DGFIP émane directement de la Direction Générale des Finances Publiques et couvre des situations plus spécifiques : revenus perçus à l’étranger, pensions alimentaires versées, certaines régularisations fiscales nationales.
Les critères de distinction à retenir :
- PRLV SGC : impôts locaux, solde IR, plus-values, revenus du patrimoine en France
- PRLV DGFIP : revenus d’origine étrangère, pensions alimentaires, régularisations spécifiques
- Les deux libellés sont des prélèvements parfaitement officiels et légitimes
- En cas de doute, votre avis d’imposition précise toujours lequel s’applique à votre situation
Dans tous les cas, si l’un de ces libellés vous surprend, la première démarche est de consulter votre espace particulier sur impots.gouv.fr avant toute autre action.
Comment vérifier ou contester un prélèvement SGC ?
Le système SGC est largement automatisé, mais des erreurs peuvent survenir : double prélèvement, montant ne correspondant pas à l’avis d’imposition, ou prélèvement intervenu après un changement de situation non encore pris en compte. Dans ces cas, vous disposez de recours simples et rapides.
La première démarche consiste à comparer ligne par ligne votre avis d’imposition avec le débit constaté. Sur votre espace particulier du site impots.gouv.fr, la rubrique « Consulter mes prélèvements » affiche le détail de chaque opération programmée. Si une anomalie est confirmée, une réclamation peut être déposée en ligne, par courrier recommandé ou au guichet de votre centre des finances publiques. L’administration dispose de 30 jours pour traiter la demande, et le remboursement en cas d’erreur avérée intervient sous quelques semaines.
Documents à préparer pour une contestation efficace :
- Avis d’imposition de l’année concernée
- Relevés bancaires faisant apparaître le prélèvement contesté
- Déclaration de revenus si nécessaire
- Tout justificatif prouvant une erreur ou un changement de situation récent
Si votre situation évolue en cours d’année (baisse de revenus locatifs, cessation d’activité, arrêt d’une location), vous pouvez aussi demander un ajustement de vos acomptes directement depuis votre espace en ligne, sans attendre la régularisation annuelle. Pour un suivi efficace de ces mouvements mois après mois, notre fiche budget mensuelle gratuite peut vous aider à anticiper les échéances fiscales.
Pour anticiper vos prélèvements SGC en 2026
Le PRLV SGC n’est pas une anomalie bancaire : c’est un rouage essentiel du système fiscal français, qui garantit que chaque contribuable s’acquitte de l’impôt dû sur l’ensemble de ses revenus. Comprendre son fonctionnement permet de reprendre le contrôle de son budget et d’éviter tout découvert imprévu.
Notez vos échéances dès la réception de votre avis d’imposition, activez les alertes de votre banque et consultez régulièrement votre espace sur impots.gouv.fr. En cas de prélèvement suspect ou incorrect, la contestation en ligne est accessible à tous et ne nécessite aucun déplacement. Si votre patrimoine génère plusieurs types de revenus, un suivi régulier de vos obligations fiscales vous épargnera bien des surprises en fin d’année. Pour aller plus loin sur les prélèvements liés à vos biens immobiliers, notre article sur les prélèvements sociaux sur revenus fonciers complète utilement cette lecture.
Pour celles et ceux qui analysent leurs opérations afin d’éviter toute mauvaise surprise, consulter les explications sur le débit intitulé prélèvement Franciliane permet d’y voir plus clair.


